Douze idées pour supporter son chagrin et trouver du réconfort


campagne

Envie de musique? Cliquez!

 La première composante de la guérison du deuil est de supporter et de trouver du réconfort pour survivre au présent : trouver de quoi arriver à continuer à vivre, cheminer dans notre perte avec grâce et soutien, de trouver des endroits adéquats et des possibilités d’exprimer nos sentiments, et en venir à la conclusion que nos sentiments sont normaux. J’y pense souvent comme la période du soin d’urgence émotionnel. Nous avons besoin de soin d’urgence émotionnel au moment de notre perte, comme nous aurions besoin de premiers secours sur les lieux d’un accident. Voici quelques actions spécifiques que nous pouvons entreprendre pour réussir à supporter cette perte et trouver un peu de réconfort.

  1. Pour trouver le moindre réconfort, nous devons admettre que nous sommes aussi importants que les animaux qui sont morts ou que nous avons perdu. On ne les déshonore pas, ni d’ailleurs leur mémoire, en nous honorant et en prenant soin de nous-mêmes. Au contraire, nos animaux voudraient que l’on prenne soin de nous. C’est un mythe de croire qu’un état prolongé de souffrance et de tristesse est un gage d’amour envers nos animaux. Un hommage d’amour mature et durable comprend autant d’amour et de soin à nous-mêmes qu’à nos animaux.
  1. A partir de maintenant prenez plus de temps pour vous occuper de vous. Faites des choses qui vous apportent une sensation de sérénité, de paix ou de calme. Promenez-vous au calme dans la nature, passez des moments de réflexion en prière ou en méditation, plongez-vous dans un bain à remous, faites-vous masser. Faites-vous plaisir par des petits plaisirs qui vous soulagent sainement des lourdes émotions du deuil. Allez faire des achats, voyez des bons films (le mieux ce sont des films comiques !), sortez prendre un bon repas, lisez un bon livre, consacrez du temps à vos occupations favorites. Si vous avez besoin de temps pour être seul(e), OK, faites ce dont vous avez besoin. Pour vous aider et vous soutenir dans votre processus de deuil, vous pouvez rechercher l’aide d’un guérisseur en énergie, une personne qui pratique le toucher thérapeutique ou Reiki, ou un conseiller spécialiste du deuil. Vous êtes en train de récupérer, exactement comme après une opération chirurgicale. Soyez gentil avec vous-même. Laissez-vous le temps de guérir.
  1. Sachez que vos sentiments sont normaux. Le deuil entraîne souvent ce qui peut être perçu comme une avalanche de sentiments contradictoires. Un instant, nous ressentons pour notre animal bien-aimé une telle nostalgie que nous nous demandons si nous pourrons nous en remettre un jour. L’instant suivant, nous nous sentons soulagés de l’anxiété, de la pression et de l’ambiguïté qui a pu accompagner sa maladie ou sa mort. Alors, il est possible que nous nous sentions coupable de ce soulagement ! Quels que soient nos sentiments, leur intensité et à quelque moment qu’ils apparaissent, ils sont normaux. La chose importante est de ne pas nous juger nous-même sur nos pensées ou nos sentiments. Il vaut mieux chercher des endroits adéquats pour exprimer nos sentiments, auprès d’amis proches ou de notre famille, auprès d’un conseiller, dans un groupe de soutien ; mais aussi à travers un journal, en écoutant de la musique, en dessinant ou en utilisant une autre forme d’art, par la méditation, la prière ou en parlant directement à notre animal disparu. My Personal Pet Remembrance Journal de Enid Traisman (en anglais) est une excellente ressource, réconfortante pour exprimer nos sentiments. Dans le groupe de travail Legacies of Love, (page en anglais) proposé par Teresa Wagner, les participants fabriquent à l’aide de tissus, de peinture, une boîte en hommage à leur animal. Cette boîte sert à la fois de contenant où seront stockés respectueusement certains objets - laisses, colliers, mèche de poils, photos – mais aussi de processus créatif pour exprimer nos sentiments d’amour et de deuil. Lors de la Retraite Spirituelle pour les personnes aimant les animaux (page en anglais), proposée par Teresa, les participants fabriquent un livre pour décrire l’histoire de leur relation privilégiée envers les animaux. Nous commençons avec 3 classeurs, que nous recouvrons, et que nous remplissons de photos, de mémos et des histoires relatives aux animaux qui ont traversé nos vies. Ces exemples montrent qu’exprimer nos sentiments ne veut pas forcément dire parler avec d’autres personnes. 
  1. Laissez venir vos larmes. Laissez-les couler. Laissez-les vous purifier. Ne les laissez pas vous étouffer en dedans. Et ne vous excusez pas pour vos larmes. Dire « je suis désolé(e) », c’est croire que nous n’avons pas le droit de nous exprimer, et qu’au cœur de notre deuil, nous sommes aussi responsables de la gêne des autres. Or, nous ne sommes pas responsables. Si quelqu’un se sent gêné devant nos pleurs, nous n’avons besoin de nous excuser. Cela déprécie notre droit aux sentiments et au chagrin. Essayez plutôt de dire : « merci de me laisser pleurer (ou parler) avec toi. » Cela apporte à nous-même et à l’autre personne la confirmation que nous avons le droit et le besoin de parler et quelquefois aussi de pleurer. Cela exprime aussi notre appréciation et de fait renforce son soutien. Si l’on se sent gêné de pleurer devant quelqu’un on peut dire quelque chose comme : « je trouve drôle de pleurer devant vous, mais je ne peux pas m’en empêcher, je dois pleurer. »
  1. Vous n’êtes pas fou si vous croyez que l’esprit de votre animal est près de vous, que vous l’entendez vous parler, ou voyez son image. Ces expériences sont normales et courantes, aussi bien chez des gens qui ont perdu des animaux que des humains bien-aimés. Certaines personnes parlent d’hallucinations ou d’expériences paranormales. Parce que ce terme reflète le côté « presque normal mais pas tout à fait », je lui préfère celui de métaphysique ou spirituels pour ces expériences. Le dictionnaire définit « para » comme « ressemblance approchante ou presque » et « meta » comme « plus compréhensif et transcendant. »Ressentir l’énergie de l’esprit des personnes chères qui nous ont quittées n’est pas une expérience presque normale, c’est une expérience normale, une expérience du cœur compréhensive et transcendante et non une aberration de l’esprit. L’amour ne meurt pas, seule la matière meurt. Ainsi il est évident que nous pouvons encore sentir la présence aimante de nos animaux, de diverses façons. Laissons-la nous réconforter et nous apaiser.
  1. Savoir que des symptômes physiques en réponse au deuil peuvent survenir. C’est normal. Nous pouvons ressentir des changements dans notre appétit, notre poids, notre sommeil ou notre sexualité. Il est possible que nous soyons plus facilement déconcentrés, que nous soyons fatigués, en proie à des maux de tête, des problèmes digestifs, des palpitations cardiaques, ou d’autres symptômes physiques. Sachez que ces choses sont normales et font partie du processus de deuil. Alors que la plupart de ces symptômes vont disparaître lors du processus normal de cicatrisation du deuil, consultez un médecin si ces symptômes perdurent ou sont sévères. Entre temps, prenez soin de vous, avec beaucoup de repos, de l’exercice modéré et une alimentation saine. Votre cœur émotionnel est blessé maintenant et prendre soin de votre corps accroît votre résistance face à cette blessure émotionnelle et aide à accélérer la guérison.
  1. Nous pouvons améliorer notre résistance physique et émotionnelle avec des vitamines et autres suppléments naturels. Le stress appauvrit le corps de certains nutriments, aussi avons-nous encore plus besoin de ces nutriments quand nous sommes en détresse. Demandez à votre médecin quelle nourriture et quels suppléments vous seraient appropriés.

Les essences de fleurs disponibles dans les magasins de diététique ou les pharmacies, sont de très puissantes sources de réconfort et de guérison au cours du deuil. Une essence très connue, « Rescue remedy » le remède de secours ou formule des cinq fleurs, aide à nous stabiliser en situation de traumatisme émotionnel ou quand nous sommes bouleversés. C’est un excellent remède à avoir toujours sous la main dans votre poche ou votre sac dans la période la plus intense de votre deuil. Prendre quelques gouttes dans ces moments de panique, quand on se demande si ou comment on va pouvoir continuer, apporte calme et apaisement. D’autres essences, le cœur de Marie ou la bourrache aide à soulager la douleur de notre cœur brisé par la mort d’un être aimé. Le cœur de Marie nous aide à accepter le changement dans la relation, à laisser aller, et de libérer notre attachement à la forme physique de notre animal. Il aide à accepter qu’il soit mort, tout en ressentant la connexion spirituelle de son amour. La bourrache nous aide à vaincre les sentiments de dépression et de cœur lourd de la mort de notre animal bien-aimé. Elle nous donne le courage d’affronter le deuil, et un sentiment d’encouragement et d’espoir pour nous aider à ne pas rester englués dans le poids de la dépression.

Je crois qu’aucune substance au monde, aucun système spirituel de croyances, ou aucun soutien, même le plus aimant, peut supprimer la douleur émotionnelle de notre deuil quand nous perdons notre animal. La perte et la douleur qui en découle sont des expériences de vie naturelles et inévitables. La douleur cependant ne doit pas forcément inclure la souffrance. La souffrance n’est pas nécessaire. Au contraire, la douleur peut être accompagnée du calme de la grâce, afin de nous donner l’énergie de nous ouvrir aux chances que cette perte nous offre d’apprendre, de grandir et de nous transformer. Les essences de fleurs nous aident à enlever cette souffrance entourant notre deuil et nous ouvrent à la grâce. Contrairement à des médicaments, les essences de fleurs ne suppriment pas ou ne masquent pas la douleur, ou d’autres symptômes. Elles nous aident doucement à guérir de notre souffrance, nous invitant à la grâce et au courage nécessaire pour y réussir.

Pour plus d’informations voir la section : « les essences de fleurs pour nous aider face à notre deuil."» 

  1. La musique est une source de soutien puissante et pourtant souvent négligée, à la portée de pratiquement tout un chacun. La musique a le pouvoir d’émouvoir nos âmes, de libérer les fortes émotions à l’intérieur de nous, de nous faire sentir que nous ne sommes pas seuls dans notre peine, de nous faire ressentir à nouveau de la joie. La musique est guérisseuse. Quelques années plus tôt j’ai eu la chance d’entendre jouer Paul Horn dans la basilique de Carmel, en Californie. Il nous a raconté une histoire incroyable où il était question de jouer sa musique à une baleine nommée Haida, dans un aquarium de Victoria, British Columbia.

    La compagne de Haida venait de mourir et l’on a demandé à Paul de venir jouer pour la baleine pour voir si la musique pouvait l’aider à se tirer de son profond chagrin. La baleine ne mangeait plus, ne nageait plus, ne bougeait même plus. Le personnel était très inquiet. Alors, Paul vint et joua de la flûte. Pendant deux jours, il joua, joua, et ressentit beaucoup de peine pour les baleines. Mais rien ne se produisit. Haida ne réagissait pas. Après le deuxième jour, un des employés s’approcha de Paul et lui dit : « Excusez-moi, M. Horn, je ne veux pas vous offenser, mais je pense que vous ressentez si fort le chagrin de Haida, que votre musique est le reflet de sa tristesse. Peut-être devriez-vous envisager de jouer quelque chose, de plus joyeux, plus porteur d’espoir. » Et Paul le fit. Après 30 minutes de musique différente, Haida commença à s’émouvoir. Il commença d’abord à bouger, puis regarda Paul, nagea un peu et finit par accepter quelques poissons. Petit à petit il nagea et sauta au rythme de la musique. Il réagissait ! Il réagissait sans cesse à la musique. Haida, touché par la musique, avait recommencé à vivre !

Nous aussi avons besoin de musique. A certains moments, nous avons besoin de musiques qui se marient à nos émotions. Haida, bien sûr a eu un besoin de quelques chose qui change son humeur. Mais quelquefois nous avons besoin d’une musique qui reconnaisse nos sentiments. Une musique qui nous aide à pleurer. Qui nous aide à nous sentir compris. D’autres fois, on peut se sentir malade de pleurer, et avoir envie d’une musique qui nous donne envie de nager, de sauter, de danser, de vivre. Le monde est plein de belles et merveilleuses musiques, écrites par des gens talentueux qui veulent par le biais de leurs cadeaux nous apporter le réconfort. Peut-être que ce qui transporte votre âme c’est l’opéra, ou le jazz, ou le rock de Tina Turner ou les ballades de Barbra Streisand. Je ne connais pas la façon mystérieuse dont la musique nous transforme mais je sais que c’est vrai. Quand j’écoute la musique composée par Roger Masson (page en anglais)pour le livre-audio « Legacies of Love », ou la musique de Richard Shulman (page en anglais)inspirée par St François et jouée en fond sonore sur mon site, je me sens calme, à l’abri du danger et transportée dans un lieu de paix et d’amour. Quand j’entends la voix angélique de Céline Dion chanter Because You Loved Me, Fly, ou My Heart Will Go On je suis si émue que je me sens transportée dans un autre lieu. Je sens une vague de puissance m’envahir, je verse souvent des larmes enfouies au plus profond de moi et enfin je me sens en harmonie avec ceux que j’ai aimés et qui ne sont plus là. Je suis absolument sûre qu’ils sont biens et je me sens capable corps et âme de guérir et de continuer à vivre.

Quelle musique vous émeut ? Identifiez et écoutez la musique qui suscite et soutient les différentes énergies que vous ressentez, sans aucun doute, lors de votre deuil. La musique pour vous aider à être calme, à méditer. La musique pour simplement vous aider à supporter. La musique pour vous aider à oublier. La musique pour vous aider à vous lever et à faire bouger votre corps. Et la musique pour vous donner la force de continuer à vivre sans l’être aimé à vos côtés sur la terre. Laissez la musique vous guérir. Voir la section Musique (page en anglais) dans la page des Ressources face au deuil, pour plus d’information sur la musique lors d’une cérémonie commémorative ou sur la musique à écouter lors de votre propre processus de guérison, ou sur la marche à suivre pour faire composer un morceau de musique en l’honneur de votre animal ou comme un reflet de votre âme, par les merveilleux compositeurs Richard Schulman et Kathleen Tarp. Visitez la section Livres (page en anglais) pour trouver des livres qui décrivent comment la musique nous guérit ou le lien suivant.

  1. L’humour. Ce n’est pas un sacrilège de sourire ou de rire au milieu de son deuil. Nous savons en fait que le rire accélère le processus de guérison. Norman Cousins, auteur de Anatomy of an Illness (Anatomie d’une maladie), mais aussi Head First: The Biology of Hope and the Healing Power of the Human Spirit (L’esprit d’abord : la biologie de l’espoir et le pouvoir de guérison de l’esprit humain) (en anglais) s’est guéri lui-même d’une grave maladie par l’humour et encouragea les autres à en faire autant. Le rire et l’humour illuminent nos cœurs et ont aussi le pouvoir d’augmenter l’efficacité de notre système immunitaire. Allen Klein, auteur, qui n’est pas étranger au deuil, fournit des techniques pratiques et utiles pour traverser la perte et la tragédie dans ses livres The Healing Power of Humor  (Le pouvoir de guérison de l’humour) (en anglais) et The Courage to Laugh (Le courage de rire) (en anglais). Quelquefois cela peut aider de poursuivre intentionnellement l’humour dans de tels livres ou au travers de films comiques. D’autres fois l’humour vient naturellement, quand on ne l’attendait plus.

Quand ma chatte adorée Katie est morte en 1995, j’ai fait une cérémonie funèbre lors de son enterrement. J’ai eu la grande chance d’avoir quelques bons amis près de moi mais aussi mon chien « Dudley . » Lors de la cérémonie, cette après-midi là il était prévu qu’un de mes amis chante Amazing Grace et qu’à la suite je lise un poème que j ‘avais composé pour Katie. Ce fut au milieu de la lecture de ce poème que le pire arriva. Je me mis à pleurer, à pleurer à cause de l’angoisse de sa perte physique. Alors que je reprenais difficilement mon souffle, en me demandant si je pourrais jamais surpasser cette peine, le petit Dudley, qui avait été jusqu’à présent sage comme une image, marcha droit vers les fleurs entreposées sur la tombe de Kathie, nous regarda, leva la patte et se mit à uriner.

Nous avons ri et ri encore et l’avons remercié pour nous avoir fait prendre conscience que notre chagrin n’est pas tout ce que nous avons à vivre. Il m’a montré que même ce jour-là et à ce moment précis je pouvais rire. Quelle sagesse d’âme et quel ami merveilleux pour me faire cadeau de l’humour !

  1. Rechercher du confort et du sens dans votre foi et votre pratique religieuse. Les croyances spirituelles, même fortes et éloquentes, ne peuvent prévenir ou dissoudre la douleur mais peuvent en changer les modalités. Des années durant, travaillant avec des gens en deuil, j’ai pu constater que ceux qui semblaient souffrir le moins étaient ceux qui croyaient à une vie après la mort pour l’âme de leur animal. Ce n’est pas qu’ils ne souffraient pas mais plutôt que leur douleur était adoucie et tempérée par la profonde connexion spirituelle qu’ils continuaient d’avoir avec leur animal disparu. Si vous avez profondément la foi, tournez-vous vers elle et laissez-la vous réconforter.

Quelquefois, la perte entraîne une crise sur la véracité de notre foi. Les choses auxquelles nous croyions auparavant, sont alors remises en question. La mort de quelqu’un de cher est souvent le catalyseur pour nous poser des questions auxquelles on n’avait jamais pensé auparavant, ou que l’on considère maintenant  plus sérieusement. Les animaux ont-ils une âme ? Vont-ils au paradis ? Est-ce que l’on se reverra ? Est-ce qu’ils se réincarnent ? Quelquefois la perte, particulièrement si elle est tragique, fait place à la colère. Comment Dieu peut-il faire ça ? Comment un Dieu aimant peut-il laisser souffrir un animal ? Ou comment le prêtre, le rabbin, le pasteur, peut-il me dire que mon animal n’a pas d’âme, ou que son âme n’est pas aussi importante que la mienne ou que la mort d’un animal est moins importante que celle d’un être humain ? Une crise de notre foi, nous questionnant sur ce que nous croyons vraiment, sur ce qui est vraiment vrai sur la vie après la mort, peut ajouter tension et confusion à une situation déjà bouleversante. Pourtant, ce peut être aussi une grande chance de grandir et de changer le reste de notre vie.

Nous acquérons nos valeurs et nos croyances spirituelles de deux façons. Enfant, nous héritons les croyances religieuses et spirituelles de notre famille et de notre culture. Quelquefois nous continuons notre vie durant à porter ces croyances, inconsciemment et sans nous poser de questions. D’autres fois, sous l’impulsion d’une crise ou par curiosité intellectuelle, on peut remettre en question les croyances de notre enfance, face à ce que nous sommes devenus, ce que nous croyons maintenant et ce que sont nos valeurs. L’acquisition de valeurs matures nécessite de réexaminer consciemment ce qui est vrai pour nous et quel comportement sert cette vérité et ceci, sans tenir compte des opinions des autres. Notre « vérité » peut ou non inclure des valeurs héritées de notre enfance. L’un des droits de passage à l’état d’adulte est de choisir notre vérité et de trouver le courage de vivre selon elle. Finalement, nous devons clarifier nos propres valeurs, choisir nos propres croyances et prendre nos propres décisions morales. C’est un devoir important dans notre vie mais qui peut être difficile en période de deuil. Si vous traversez une crise d’identité de votre foi, essayez de vous entourer de gens et de ressources qui vous aideront à trouver votre propre vérité et détourner gracieusement les remarques de ceux à propos de ce que vous devriez croire.

  • Prenez le temps d’être au calme avec vous-même. Réfléchissez, méditez et prier sur vos propres croyances quant à la vie après la mort.
  •  Tirez du réconfort des croyances qui vous SOUTIENNENT et donnent un sens à la vie.
  •  Soyez prêts à laisser gentiment tomber les croyances et traditions qui ne vous soulagent pas pour le moment et à en adopter d’autres.
  •  Clarifiez l’idée de ce que vous vous faites de la vérité en ce moment. Vous ne pouvez guérir de votre deuil par un processus auquel vous ne croyez pas. N’autorisez personne (membres du clergé, auteurs, thérapeutes, amis, membres de la famille…) à vous imposer leurs croyances sur la mort et le deuil. Soyez ouvert aux idées des autres mais suivez votre propre cœur à propos de ce qui est bon pour vous en ce moment.

Cliquez ici pour trouver des livres sur la mort et la vie après la mort, ou pour des Intentions de Prières. (page en anglais)

  1. La communication animale. Utiliser les services d’un professionnel en communication animale (page en anglais) pour nous aider à parler à nos animaux qui sont en train de mourir ou après leur mort, peut être très réconfortant et peut aussi nous aider à prendre des décisions éclairées à propos de certains problèmes critiques.

Quand un animal est gravement malade, beaucoup de personnes trouvent très utiles de discuter des points suivants avec leur animal par l’intermédiaire d ‘un professionnel en communication animale.

  • Demander s’il y a quelque chose d’autre qui puisse être fait pour le confort de l ‘animal.
  • Expliquez les différentes options thérapeutiques (par exemple chirurgie, chimiothérapie, approche holistique..) et savoir quelles sont les implications, choix ou préférences de l’animal.
  • Connaître les préférences de l’animal en fin de vie, s’éteindre seul ou avoir besoin de l’euthanasie.
  • Demander à l’animal s’il peut nous donner un signe le moment venu, quand il est prêt à quitter son corps. Ceci est important pour des animaux dont la condition physique est à même d’entraîner douleur et gêne au stade final. Quand les animaux et les humains ont choisi l’euthanasie, cela peut aider les humains d’avoir cette information sur le « bon moment » afin de minimiser la douleur physique et émotionnelle.
  • Au moment des discussions sur les traitements de fin de vie et l’euthanasie, demander à l’animal d’expliquer de son point de vue ce qu’est une bonne « qualité de vie. » Les animaux sont très différents des humains dans leurs opinions et désirs concernant les problèmes de qualité de vie. Certains ne veulent pas vivre en souffrant, alors que d’autres sont très tolérants face à la douleur. Certains acceptent de finir leur vie diminués de leurs capacités physiques alors que d’autres préféreraient partir dès que par exemple ils n’arrivent plus à marcher. Parler avec nos animaux de ces choix critique nous permet de savoir ce qu’ils ressentent et veulent. 
  • Demander aux animaux leurs préférences pour le traitement de leur corps :
  • Enterrement, crémation ?
  • Emplacement de la tombe ou de l’urne contenant les cendres ?

 Après la mort de leur animal, beaucoup de personnes trouvent utiles de parler avec leurs animaux à ce propos :

  • Comment est-ce que c’était pour toi la fin de ta vie? Etais-tu bien installé ? Etais-tu conscient de tout ce que nous faisions ?
  • Quand tu es mort, est-ce que quelqu’un est venu à ta rencontre, t ‘as aidé, t’as accueilli ? Qui était là ? (quelquefois les gens posent la question à propos d’un saint, d’un animal ou d’un être humain décédé et saisissent cette chance de savoir si ces êtres étaient là.)
  • Souvent les gens saisissent cette chance de faire part de leurs regrets ou de points à propos desquels ils sont mal à l’aise ou coupables.
  • Exprime leur profond amour et leur gratitude pour tous les moments partagés.
  • Est-ce que l’animal doit revenir (réincarnation) quand, où, sous quelle forme et comment se rencontrer ?

 Beaucoup de gens en profitent aussi pour parler avec les autres animaux de la famille pour connaître la meilleure façon de les réconforter dans leur deuil, ce dont ils ont besoin, ce qu’ils veulent. C’est aussi le moment de leur demander s’ils veulent un nouveau compagnon au sein de la famille.

Anastasia, qui est morte à seulement 4 ans, a dit à sa maîtresse : « Maman, je veux que mes cendres soient enterrées à l’endroit où tu médites, sous les arbres. Ainsi, sur le chemin du retour à la maison, je vois ces merveilleuses images dans ton esprit et je ressens la paix que tu tires de cet endroit. C’est ici que je veux être enterrée. Ainsi à chaque fois que tu viendras méditer, nous nous rencontrerons. »

 Ainsi, Anastasia fut enterrée dans une forêt près de la mer, à Carmel, Californie. Et quand sa maîtresse venait en cet endroit, elle ressentait la douce affection d’Anastasia.

Pour en savoir plus sur la communication animale, comment ça marche, consultez la liste de livres et de cassettes sur le sujet ou notre section sur la communication animale (en anglais)

Pour en savoir plus sur la valeur et l’expérience du dialogue avec l’esprit de vos animaux disparus, vous pouvez lire Journey of Souls (le voyage des âmes) (en anglais) ou Talking To Heaven (Parler au paradis) (en anglais) , visiter le site de George Anderson www.georgeanderson.com (en anglais), ou écouter la cassette de Penelope Smith Animal Death: A Spiritual Journey (la mort de l’animal, un voyage spirituel) (en anglais.)

  1. Le pouvoir de guérison des rituels et mémoriaux. Les rituels lors de la mort d’un animal bien-aimé nous aide à honorer l’animal, honorer ceux qui le pleurent, et honorer aussi la relation entre l’animal et ceux qui l’ont aimé. Les rituels peuvent rendre plus légitime l’amour de cette relation mais aussi l’importance pour nous de cette mort et de ce deuil, chose que beaucoup de cultures ne font pas automatiquement quand il s’agit d’un animal alors qu’elles le font pour les humains. Les rituels peuvent être faits de manière isolée ou réunir des personnes qui aimaient leurs animaux disparus. Ils peuvent nous aider à reconnaître la mort, mais aussi l’amour échangé et nous permettre ainsi de laisser aller et de continuer à vivre. Les rituels nous fournissent des endroits où déverser notre peine, où l’exprimer parfois dans un cercle restreint de personnes qui comprennent. Les rituels nous offrent la chance de raconter l’histoire de celui ou celle que nous avons aimé(e), et l’histoire de notre vie ensemble. Ils peuvent nous permettre d’y mettre un terme. Ils peuvent être faits au moment de la mort, quelques temps après ou longtemps après, lors de l’anniversaire de la mort mais aussi lors de naissance, d’adoption… quand on veut.

Rituels, mémoriaux…éléments possibles :

  • La prière
  • La méditation
  • La musique
  • Les fleurs
  • Les bougies
  • Photographies, portraits de l’animal disparu
  • Les cendres de l’animal disparu
  • Des lectures sur la mort et la vie après la mort
  • Des poèmes
  • Des symboles des croyances et pratiques spirituelles des personnes endeuillées
  • Partager l’histoire de la vie de l’animal
  • Partager les histoires des dons mutuels et des leçons tirées de notre relation – ce sont des héritages qui transcende la mort.
  • D’autres personnes (attention de n’inviter que des personnes qui comprennent vraiment et honoreront l’amour entre vous et votre animal. Ce n’est pas le jour pour moduler, rationaliser ou minimiser la profondeur de votre amour pour votre animal.)
  • Des animaux (prenez en considération le comportement typique des animaux susceptibles d’être là afin de savoir si leur présence peut gêner la quiétude de ce service.)

Autres exemples de rituels et de mémoriaux :

  • Planter des fleurs, des arbres, des jardins entiers
  • Marquer les emplacements de la tombe dans votre jardin là où est enterré l’animal ou des signes distinctifs en tout autre endroit significatif.
  • Placer une statue représentant votre animal ou une croyance spirituelle dans votre jardin ou en tout autre endroit significatif.
  • Envoyer une tribune en hommage à votre animal sur Internet
  • Faire dessiner et encadrer un magnifique portrait de votre animal
  • Disperser les cendres de l’animal dans un lieu spécial et sacré
  • Créer un album photo et/ou une histoire de la vie de l’animal
  • Faire une donation au refuge le plus proche ou au groupe de soutien. Peut-être la meilleure façon d’honorer notre compagnon est de transmettre notre amour et d’aider un animal abandonné.

La forme du mémorial pour notre compagnon bien-aimé et quand il est fait importe peu. Ce qui importe ce n’est pas ce que les autres pensent mais c’est que cela ai un sens, que l’activité ou les éléments en jeu soient le reflet de la croyance des personnes touchées par ce deuil (les gens et les animaux qui aimaient le plus ou qui vivaient avec l’animal.) Le but du rituel est d’honorer l’animal disparu, d’honorer ceux qui le pleurent et d’honorer leur relation. Les cérémonies de rituels nous permettent de témoigner de l’amour sacré qui existe entre nous et nos animaux. 

Pour davantage d’idées et de ressources, consultez les sections Aide, réconfort et explorer les sections suivantes Livres sur les rituels, Sites de soutien lors de la perte de l’animal (pour savoir où vous pouvez envoyer un hommage et participer aux cérémonies), Urnes, cercueils, cimetières, Musique …(pages en anglais). En français, certaines de ces ressources dans la section Soutien, Resources

campagne

Texte de Teresa Wagner
Copyright © Teresa Wagner
Tous droits réservés.

Traduit avec son aimable autorisation

retour haut de page

page précédente

Retour au sommaire

page suivante

Traductions
Copyright © 2001/2004
Laurence Bonnefous-Roustan
Tous droits réservés

logo freefoto